Van Gogh arrive dans ce petit village au nord de Paris le 20 mai 1890. Il sort d’un long séjour à l’asile de Saint-Rémy-de-Provence et cherche un endroit calme pour se rétablir. Son frère Théo l’a confié au docteur Gachet, médecin installé à Auvers, bienveillant et passionné d’art, qui accepte parfois des tableaux en guise de paiement.
Van Gogh s’installe dans une petite chambre à l’auberge Ravoux, pour moins d’un franc par jour. Et il se met à peindre avec une énergie stupéfiante : l’église du village, les champs alentour, les ruelles et les façades. Tout y passe.
Mais l’apaisement espéré ne vient pas. Il meurt le 29 juillet, deux jours après avoir été retrouvé grièvement blessé dans les champs, entouré de son frère Théo. Il n’a jamais su que ses tableaux allaient devenir parmi les plus célèbres du monde.
– Vincent van Gogh
C’est l’année où est organisée la toute dernière des huit expositions impressionnistes. Pourquoi est-ce la dernière ?
Après la dernière exposition, chaque artiste suit son propre chemin, et tous s’engagent dans des recherches artistiques différentes.

Après leur dernière exposition commune en 1886, les Impressionnistes, désormais célèbres, suivent chacun leur voie.
Les peintres du mouvement ont au contraire une belle descendance.
Parmi elle, les « Post-impressionnistes » : ce sont des artistes qui partent de l’Impressionnisme, pour ensuite emprunter des voies différentes, beaucoup plus personnelles.

Les Post-impressionnistes, comme Van Gogh, sont des « descendants » de l’Impressionnisme.
1887-1888, huile sur toile, 44 x 37,5 cm, Van Gogh Museum, Amsterdam

Peintre post-impressionniste majeur, Van Gogh a peint à la fin de sa vie près de 80 tableaux à Auvers-sur-Oise.
Les Néo-impressionnistes, comme Seurat, Luce ou encore Signac, apparaissent dans les années 1880.
Ils n’empruntent pas une voie radicalement différente de l’Impressionnisme : au contraire, ils prolongent les recherches impressionnistes sur la couleur, en inventant le pointillisme.
Il s’agit de peindre par petites touches, en appliquant la couleur pure sans la mélanger directement sur la toile. Le mélange ne se fait plus sur la palette ou sur la toile, mais dans l’œil du spectateur !
En prolongeant les recherches impressionnistes, les Néo-impressionnistes s’intéressent également aux mêmes sujets. Et notamment la côte normande, qui les inspire beaucoup ! Il faut dire que les reflets de la lumière sur l’eau se prêtent particulièrement à leurs recherches sur la diffraction…

Seurat peint l’une des œuvres phares du Néo-impressionnisme : Un dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte.
Peint entre 1884 et 1886, il reprend un sujet très impressionniste : des citadins qui viennent se mettre au vert, pendant le week-end, sur une île de la Seine.
La continuité avec l’Impressionnisme est d’autant plus évidente que Seurat expose sa toile à la dernière exposition du mouvement, en 1886 !

La continuité avec l’Impressionnisme est d’autant plus évidente que Seurat expose sa toile à la dernière exposition du mouvement, en 1886 !
Ils veulent renouer avec l’imaginaire et la subjectivité. Exit les recherches scientifiques ! Leur peinture très colorée n’imite pas la réalité.
Ce sont les Nabis, « prophètes » en hébreu. S’ils se sont donné ce nom, c’est qu’ils souhaitent renouveler l’art.

À la toute fin du 19e siècle, les Nabis veulent renouveler l’art et s’éloignent du réalisme.
« * » indique les champs nécessaires
Inscrivez-vous pour profiter de tous les contenus proposés et enregistrer votre progression.
C’est simple et gratuit