De la Normandie à Paris De la Normandie àParis CHAPITRE 1
De la Normandie à Paris De la Normandie àParis CHAPITRE 1
1850, Honfleur.

Eugène Boudin, maitre reconnu de la peinture de paysage, s’intéresse de près au travail d’un jeune artiste originaire du Havre qui excelle dans l’art de la caricature. Derrière ces portraits pleins d’esprit se cache un adolescent d’une quinzaine d’années : Claude Monet.

Carte (version anglaise)
Claude Monet, Caricature, date, crédit
Eugène Boudin, XXX, date

Convaincu de son talent, Boudin tente d’intéresser Monet à la nature. Mais le jeune caricaturiste ne semble pas très sensible à ses conseils… Il refuse les invitations de Boudin à aller dessiner en extérieur. Un jour, à court de prétexte, il accepte de le suivre. Et c’est une révélation !

 

Les yeux de Monet s’ouvrent face à la nature normande. Boudin lui conseille d’aller à Paris pour se former. Cette fois, Monet ne se défile pas et écoute immédiatement son maître !

« Je dois tout à Boudin. »
Claude Monet
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The place to be

Si l’Impressionnisme est né entre Paris et la côte normande, ce n’est pas par hasard. Ce territoire contient tous les ingrédients qui intéressent les artistes… 

  • Des paysages extrêmement variés : forêts, plages, villes, rives de la Seine…

 

  • Des sujets contemporains : loisirs modernes, activités urbaines, paysages industriels…

 

  • Une grande variété de couleurs et de lumières : une belle lumière naturelle et un ciel toujours changeant, grâce au climat océanique de la région.
Claude Monet, Champ de coquelicots, environs de Giverny
1885, huile sur toile, 65,5 x 81 cm, Musée des beaux-arts de Rouen
Gustave Caillebotte, Vue de toits (Effet de neige),
1878, huile sur toile, 64,5 cm x 81 cm, Musée d’Orsay, Paris
Eugène Boudin, Grand ciel,
1888-1895, huile sur bois, 26,8 x 21,8 cm, MuMa, Le Havre / Photo : Florian Kleinefenn
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Pour résumer

L’Île-de-France et la Normandie offrent des paysages et lumières variés qui attirent les Impressionnistes. 

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Date de naissance ?

Parlons dates : l’Impressionnisme au sens strict est un mouvement artistique très court. 12 ans, c’est tout ! C’est la durée qui sépare la première exposition impressionniste en 1874 de la dernière, en 1886. Dans cette définition restreinte, ne sont « Impressionnistes » que les artistes ayant participé à ces expositions. 

 

 

Mais ce qui nous intéresse, c’est l’Impressionnisme au sens large : 

  • Cette histoire commence dès les années 1840, avec les premiers peintres en plein air…

  • Elle intègre de nombreux artistes avec une sensibilité impressionniste et qui, tous, ont développé leur art sur l’ensemble du bassin Normandie et Île-de-France.

  • … et se poursuit encore, puisque de nombreux artistes sont toujours inspirés par l’Impressionnisme !

Pour résumer

Au sens large, de ses inspirateurs jusqu’à ses héritiers, on peut dire que l’Impressionnisme commence vers 1840 et inspire toujours les artistes actuels.

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Les belles racines
Jean-Baptiste Camille Corot, Forêt de Fontainebleau,
1846, huile sur toile, 90,2 x 128,8 cm, Museum of Fine Arts de Boston
Théodore Rousseau, Étude de troncs d’arbres,
1833, huile sur toile, Musée des beaux-arts de Strasbourg
Jean-Francois Millet, Le Repas des moissonneurs,
vers 1850, pastel, aquarelle, peinture à l’huile et crayon noir sur papier beige, 50 x 86 cm, Musée d’Orsay, Paris

Pour retrouver l’une des racines du mouvement, direction la forêt de Fontainebleau

 

Les Impressionnistes ne sont pas les premiers à aller peindre en plein air. Au milieu du 19e siècle, une petite colonie d’artistes parisiens vient chercher l’inspiration dans la forêt. Ces « pleinairistes » se retrouvent tous à Barbizon, d’où leur nom d’École de Barbizon. 

Aujourd’hui, il est toujours possible de se promener dans les pas de ces précurseurs de l’Impressionnisme : un circuit des peintres traverse le village et la forêt.

Et dans l’ancienne auberge Ganne, qui les logeait, se trouve le Musée départemental des peintres de Barbizon. On peut toujours y admirer les fresques qu’ils ont peintes sur les murs ! 

Pour résumer

Encore aujourd’hui, on peut suivre les traces des peintres de l’École de Barbizon, précurseurs de l’Impressionnisme. 

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Jean-François Millet
Jean-François Millet
  • Naissance en 1814 (Gréville-Hague)
  • Mort en 1875 (Barbizon)

Jean-François Millet est né en 1814 à Gréville-Hague, où se visite toujours sa maison natale transformée en musée. Il se forme à Cherbourg, notamment en allant copier les œuvres du musée Thomas Henry.

Fils de laboureur, il fait des paysans son sujet de prédilection. Sa manière de la peintre, avec réalisme et respect, change profondément l’image du travail des champs et inspire de nombreux artistes.

Il rejoint Théodore Rousseau à Barbizon. On y trouve toujours la maison-atelier de Millet : transformée en musée, elle se visite et contient des objets lui ayant appartenu… Millet peint de plus en plus de paysages, jusqu’à sa mort en 1875 dans ce même village.

Pour résumer

Natif de Gréville-Hague, Millet s’attache à peindre les paysans et les paysages, notamment autour de Fontainebleau et Barbizon.